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Le délirium de LillyH

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MessageSujet: Le délirium de LillyH Dim 18 Aoû - 13:44

 Je dédis cette histoire à toutes les princesses qui ne trouvent jamais mieux que de se faire cravater par un Grand Pop, un dieu de je ne sais quoi, un dragon crachant feu ou glace, et j’en passe … et qui ont le QI d’un bulot à l’encéphalogramme plat !

Je dédis cette histoire à tous les chevaliers qui doivent ensuite les sauver, les pauvres … (en même temps c’est leur job !)

Partie 1 : Le Démon et la Princesse


Il était une fois dans un royaume lointain, bien au-delà des frontières les plus reculées des mondes imaginés par les esprits les plus fertiles, vivait un Roi qui n’avait pour seul amour et seule fierté : sa fille. (Et la Reine me direz-vous ? On n’en parle pas)

La princesse n’était pas seulement belle, intelligente mais aussi sage. (Une perle rare en somme) Dès sa naissance, l’oracle avait prédit que les dieux lui avaient octroyé l’immense cadeau de ce qu’elle allait devenir adulte, en faisant d’elle, une futur grande Reine par la seule force de sa personnalité exceptionnelle. Elle ne suscitait qu’admiration depuis son plus jeune âge, de la part de son père, les gens vivant au château et même de la part du peuple sachant tous le destin qui l’attendait.

Or il advint l’année de ses 17 ans, un démon, qui, non content de tuer beaucoup des gens du château, emmena la princesse avec lui. Le Roi sombra alors dans un grand désarroi.

Ne pouvant se résoudre à perdre son unique enfant, il fit mander tous les chevaliers de ses terres en la demeure royale. Il leur demanda de prêter allégeance à leur souverain promettant, de ce fait, de ramener la princesse saine et sauve, ainsi que la tête de la créature.

Les chevaliers se succédèrent jusqu’à ce que vint le tour d’un jeune chevalier de montrer sa fidélité envers le Roi en prêtant serment, c’est le périple de ce chevalier que nous allons suivre. A genoux, il tint ce discours :

« Majesté, c’est avec soumission que je me présente devant vous. Je mets à disposition mon épée et mon armure afin de vous ramener la princesse. J’y consacrerais toute ma personne »

« Tu parles bien chevalier, dit le Roi, et bien vas et n’échoues pas »

Il s’appelait Sulley, il avait 20 ans, et ainsi commença son aventure.
_________

Une fois que le dernier chevalier eut prêté serment de retrouver la future régente, tous se dispersèrent. Le jeune Sulley, lui, commença par chevaucher jusqu’aux marais limitrophes des terres qui l’avait vu naître. Là-bas vivait une femme que beaucoup pensaient folle, voire même un peu sorcière. Il arrivait que l’on vienne la voir pour quelques philtres ou potions. Les marais était son territoire et nul ne songeaient à vouloir se les approprier de peur de représailles. Beaucoup éprouvait de la terreur rien qu’à l’idée qu’elle puisse rendre les bêtes malades ou que les récoltes soient perdues. On lui prêtait déjà moult malices.

Mais tout ceci n’était que superstition et Sulley le savait pour le simple fait qu’étant enfant il n’était pas rare qu’il s’aventure là-bas, avant de devenir page de son oncle.
Après 3 jours de route, il arriva devant une cabane décatie et dont la propriétaire qui en sortie, l’était bien davantage.

« Bonjour, Hanna, vous souvenez-vous de moi ? »

« Comment pourrais-je oublier le chenapan turbulent qui n’avait de cesse de me déranger ? », fit la vieille, feignant la mauvaise humeur. « Tu ne devrais pas être ici »

« J’ai besoin de tes augures, le Roi m’a confié une mission »

« Je le sais tout ça, jeune chevalier, j’attendais ton arrivée, tu as d’ailleurs dix minutes de retard sur mes prédictions. Et bien, entres »

Suivant la sorcière, il entra.

« Assieds-toi et regardes, voyons ce que les dieux te réservent pour ta quête »

Elle prit une petite bourse de cuir, dont elle vida le contenu sur la table. En sortie des petits os sur lesquels étaient gravées des runes. Un moment elle les fixa. Le jeune homme ne masquait en rien son impatience grandissante.

« Tu ne dois pas entreprendre cette quête, chevalier. »

« Mais pourquoi ?, répondit Sulley, je ne comprends pas »

La vieille le fixa l’air un peu contrariée par ce qu’elle allait lui révéler mais finit par lui dire posément :

« Si tu y vas chevalier, la Princesse sera tuée… par toi »

« Je ne comprends pas, comment pourrais-je seulement imaginer brandir mon épée sur elle ! C’est absurde.»

« Je ne fais que dire ce que je vois, chevalier, ce que me disent mes runes. Renonces ou elle mourra de ta main »

« Hanna, je ne comprends pas … Non, je ne peux m’y résoudre, j’ai reçu une mission de sa Majesté, cela serait félonie de ne pas s’y tenir. »

« Je vois …,  dit la sorcière, je n’avais nullement la prétention de vouloir te faire changer d’avis de toute manière. »

« As-tu vu quelques détails sur l’endroit où se trouverait le démon qui la retient prisonnière ? »

« Chevauches vers l’Est, vers les terres désolées, abandonnées des hommes aux profits des bêtes, tu verras alors un donjon d’engeance démoniaque. L’atteindre ne sera pas sans efforts, chevalier. »
« Merci Hanna, que les dieux te soient encore favorables pendant de nombreuses années »

« Tu connais ton destin, alors vas et fais ce qui te semble juste … Adieu. »
_________

Alors il partit donc vers l’Est, toujours vers l’Est. Combien de temps cela allait t’il durer avant qu’il puisse trouver le donjon ? Des semaines ? Des mois ? Ou même des années ? Partout où il s’arrêtait, il demandait si quelqu’un n’avait par vu de démon mais personne ne l’avait, ne serait ce, qu’entre aperçu, ni lui, ni même la princesse. Certains lui parlèrent, par-contre, d’oiseaux étranges rondouillards avec de longues pattes, au langage étrange et monosyllabique et n’hésitant pas  à manger leurs bêtes. D’autres de ce qui, selon lui, ressemblait le plus à un démon, une créature décrite comme orange à pois jaunes et rouges et gigantesque, se limitant à ne dire qu’un mot : « gloubi-boulga » (nulle encore ne sait la signification de ce dialecte ). Quand il demanda s’il était accompagné d’une jeune fille, on lui répondit que non. Selon les dires, il s’en prenait exclusivement aux enfants, se nourrissant de leur énergie vitale et semant alors la panique. On lui parla également d’énormes animaux de couleur rose, avec un appendice nasal impressionnant et volant dans les airs, mais là, cela tenait plus du récit d’alcoolique que de l’information sérieuse.

Cependant, un jour, une jeune fille vint le trouver.

« J’ai vu un donjon, moi, messire. Vous allez me traiter de menteuse, mais il est apparu comme ça, y a presque un an sans que personne ne sache d’où il vienne. Si vous ne me croyez pas, demandez au vieux Philippe, il était avec moi. »  

« Bien, je vous crois, emmenez-moi là bas. »

« Il n’est pas naturel ce donjon messire, vous ne devriez pas y aller ! »

« Assez de superstitions, guides-moi jusque là-bas », dit le chevalier de manière vive.

Il aida la jeune fille à se hisser derrière lui et ils partirent vers ce qu’il espérait être l’antre du démon.

Pendant une demi-journée ils chevauchèrent, avant que la jeune fille lui dise :

« Regardez messire, là-bas », en montrant du doigt une forme noire qui surplombait des massifs rocheux.

« Merci », se contenta de répondre le chevalier en la faisant descendre.

« Et moi ? Je fais comment pour rentrer ? », demanda la jeune fille inquiète.

Trop tard, il était déjà parti au galop vers le donjon.
_________


Pour lui, nulle doute que la princesse y était détenue, du moins il l’espérait.

Le jeune chevalier sentait l’excitation monter en lui pendant qu’il faisait prendre de la vitesse à son destrier. Le cheval soufflait fort et le bruit de ses sabots faisait éco au sang qui battait les tempes de Sulley. Pendant le temps qu’il lui fallu pour traverser la distance qui le séparait du donjon, il se sentait euphorique, au bord de la folie, ne remarquant même pas les couleurs de la vie disparaitre du paysage environnant à mesure qu’il avançait.

Arrivé au pied de l’édifice, cet éphémère sentiment de bien-être s’évanoui plus vite qu’il n’était apparu, laissant place à une sensation d’angoisse et de solitude. La chape de silence qui s’était soudain abattue sur le chevalier, lui semblait bien plus lourde à porter que son armure elle-même et ne l’aidait en rien à reprendre confiance.

Il n’avait plus aucuns doutes, c’était bien ici, ça ne pouvait être qu’ici, ses sens ne pouvaient le tromper. Tout semblait mort autour de l’édifice, pas un arbre, pas une fleur, pas un seul cri d’oiseau, un ciel aussi gris que la terre sur laquelle il avait posé pied. Il avait beau y réfléchir, ça ne pouvait être qu’ici, il en était convaincu. Mais maintenant, à l’instant même, il avait tout simplement … peur.

- Et ta princesse ? Tu y penses encore ? Tu vas rester figer combien de temps encore ?, lui dit une voix derrière lui.

Sulley se retourna, il n’y avait que son cheval.

- Et bien quoi ? Tu vas rester combien de temps à m’observer ainsi ?, articula l’équidé.
- Tu parles maintenant ?, se contenta de dire posément Sulley
- Oui et à te voir, cela semble moins t’impressionner que cet amas de pierres.
- Il est vrai que je pourrais crier à la diablerie, mais tu m’accompagnes depuis un certain temps déjà et tu as toujours été un bon destrier. Je me demande juste pourquoi tu n’as pas tenté de communiquer avec moi plus tôt ?
- En public ? Avec le Clergé qui rôde partout ? Je ne suis pas un cheval fou, je tiens à ma crinière ! Si c’est pour finir immolé par le feu, très peu pour moi, je préfère conserver le silence. De plus, toi non plus, tu n’aurais pas été à l’abri de quelques accusations.
- C’est vrai … Mais pourquoi maintenant ?
- Parce que tu as une mission chevalier et tu ne peux te permettre de rester encore pendant je ne sais combien de temps, béatement, à regarder une porte qui se s’ouvrira pas sans ton concours. Alors, vas !

Son destrier n’avait pas tord, il était chevalier du Roi, il lui fallait faire preuve de courage et se montrer digne de son titre. Il ne pouvait entrer par la porte, même si le donjon semblait étrangement calme, il n’avait aucune idée de ce qui allait l’attendre à l’intérieur.

Il commença à ôter son armure.

- Mais, que fais-tu ? demanda son compagnon équin.
- Et bien tu vois, je me débarrasse de mon armure afin de faciliter son ascension jusqu’à la meurtrière que tu vois là-haut.
- Tu n’as rien trouvé de plus simple ?

Sulley ne répondit rien.

_________

L’entreprise ne fut pas aisée, la tour comportait peu de prises et plusieurs fois le jeune chevalier faillit glisser et tomber, son cheval n’hésita pas à lui communiquer son désaccord avec la méthode qu’avait décidé d’employer Sulley afin de s’introduire à l’intérieur. Le jeune homme se demandait s’il n’aurait pas préféré ne jamais savoir son palefroi doué de parole. Ce fut donc avec soulagement qu’il s’introduisit par la meurtrière, étant maintenant à l’abri des remarques désobligeantes de la monture et tant il commençait à avoir les mains ankylosées par son escalade.

_________
A l’intérieur, tout était calme, il commença donc à explorer avec prudence, prêt à sortir son épée dans l’éventualité où une menace surviendrait. Suivant le couloir, des éclats de voix se firent entendre. S’approchant à pas de loup, il pût bientôt entendre la conversation qui se tenait.

- Cessez donc d’afficher cette mine anxieuse tendre princesse, chacun y trouve son compte à présent.
- Encore faut-il que vous respectiez votre engagement…
- Cela va de soit, nous autres, nous avons qu’une parole contrairement à ce que vous pouvez croire.
- Je l’espère …

Sulley regarda par l’entrebâillement de la lourde porte de bois massif où se tenait l’échange, la princesse était là, face au démon. Il la reconnu malgré la riche robe noire et le chignon haut qu’elle arborait, ombrant les traits enfantins qu’elle avait l’habitude d’afficher pour une mine dure et sévère. Le spectacle de sa princesse tenant tête à cette créature d’engeance démoniaque lui était insupportable. N’en pouvant plus, il entra dans la pièce, l’épée à la main, bien décidé à occire cet être maléfique et à le renvoyer dans les ombres dont il était issu.

La surprise était totale, d’un bond, le chevalier se précipita sur le démon en brandissant bien haut son arme. Mais se ne fut pas lui qui fut touché, mais la princesse qui s’était interposée entre eux.

Ce fut alors au tour du chevalier d’être surpris, ne saisissant pas la teneur cet acte qui lui paraissait totalement insensé. Une flaque grandissante de sang vermeil commença à maculer le dallage.

_________

- Qu’avez-vous fait ?, se contenta de dire le démon, pauvre fou, ne comprenez-vous donc pas ? Maintenant, je n’ai plus rien à perdre.

Déstabilisé, Sulley perdait le fil de ce qu’il était en train de se passer, la seule chose dont il s’apercevait, c’est que la prédiction d’Hannah était en train de se réaliser et que peut-être n’aurait-il dû jamais venir.

Le chevalier avait maintenant face à lui un adversaire à sa mesure qui allait être bien plus difficile à tuer que précédemment. D’un geste, le démon le désarma, et l’expédia à l’autre bout de la pièce, lui faisant percuter le mur. Puis prenant l’épée du jeune homme, il s’approcha de celui-ci qui était encore à moitié assommé par le choc.

- C’est avec ceci que tu comptes me tuer chevalier ? Tu es bien présomptueux. Par contre, pour vous autres, les humains, ce genre d’arme pénètre bien votre chair, dit-il en lui enfonça son épée dans l’épaule. Je vais te faire payer au centuple ce que tu viens de faire.

Sulley suffoquait de douleur.

- Et bien qu’attends-tu ? Bats toi chevalier, montres moi de nouveau la témérité dont tu faisais preuve  tout à l’heure. A moins que tu ne sois qu’un faible tout juste capable de prendre les gens par surprise pour mieux précipiter leur trépas.

Se hissant avec difficulté sur ses deux jambes, il retira son épée de l’épaule et l’empoigna fermement, regardant le démon avec haine.

- Voilà qui est mieux, je sens que tu vas m’être très divertissant.

Ils fondirent l’un sur l’autre en un éclair et d’un geste le chevalier fut renversé. Plaqué au sol, alors que son adversaire lui bondissait dessus pour en finir, le jeune homme leva son épée dans un geste de défense désespéré. Le hasard fit alors que, sans qu’il ne l’ait voulu, il lui transperça l’œil avec une telle force que la pointe de l’arme lui ressorti de l’autre côté du crâne. Un sang d’un rouge quasi-noirâtre jaillit et l’immacula.

_________
Le laissant tomber lourdement à côté de lui, il se leva, retira son épée de la tête du démon avec difficulté, avant de se précipiter vers la princesse qui gisait encore dans son sang.

- Princesse ! Revenez à vous, je vous en prie !, l’implora t’il.

La jeune fille ouvrit les yeux difficilement, comme tirée d’un profond sommeil.

- Pourquoi avez-vous fait cela ?
- Pardonnez-moi chevalier, murmura t’elle, j’avais perdu espoir...
- Ne vous inquiétez pas vous serez bientôt rentrée au château et tout redeviendra comme avant.
- Non, vous ne comprenez pas, je ne peux retourner parmi les miens, cela leur ferait encourir un immense danger, je ne suis pas sûre de pouvoir plus longtemps me contrôler. Tuez-moi, avant que …
- Je ne comprends pas, avant quoi ?
- Avant que …

Soudain, devant ses yeux, il la vit se métamorphoser, sa princesse était devenue elle-même un démon au visage reptilien.
-Tuez-moi, le supplia t’elle une dernière fois, avant de se jeter sur lui et de lui mordre le cou.

Il lui enfonça son arme dans l’estomac, elle se redressa d’un bond, et eut comme un hoquet, il en profita pour lui trancher la tête tout net.

La prophétie était vraie, la princesse était morte, il l’avait tué.
_________

Sulley disparut après ce drame, nulle ne sait ce qu’il advenu. Etant le seul chevalier à n’être jamais revenu pour faire un rapport à son Souverain, il fut considéré comme un traitre. Puis des rumeurs se formèrent avant se déformer jusqu’à devenir des plus extravagantes et arriver à qu’il soit même accusé d’être à l’origine de la disparition de la future régente. Le Roi fou de douleur, imaginait sa fille encore captive quelque part, aux mains de celui qu’il considérait maintenant comme un félon. Mais n’est-ce pas mieux ainsi ?


FIN DE LA PREMIERE PARTIE

A suivre dans la partie 2 : La Princesse du Désert

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MessageSujet: Re: Le délirium de LillyH Mar 3 Sep - 17:37

Hop, je vous poste un petit fluff que j'ai fait pour quelqu'un qui participe à un tournoi de warhammer en Octobre. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un fluff, c'est en gros le background de l'armée expliquant comment elle s'est retrouvée sur le terrain d'affrontement.

Aux tréfonds des Abysses, là où hurlent sans cesse les âmes de ceux tombés au combat, demeurait un Prince Démon craint de tous. Son nom était Lord Baal Luchon, favori de Nurgle.
L’infâme créature était dans son salon et buvait son répugnant breuvage quotidien dans le crâne du dernier rival ayant osé le défier. Confortablement installé dans son fauteuil en cuir d’elfes, il regardait comme à son accoutumé le match de Blood Bowl sur « Canal Chaos + ». Celui-ci opposait les Chaos All-Stars aux pathétiques Giants Nains. En effet, Lord Borak le Destructeur, le capitaine de l’équipe du Chaos, venait tout juste d’infliger une puissante humiliation à ses adversaires velus en écrasant la tête de Stout le Tueur de Trolls, joueur vénéré du peuple poilu.
Devant ce divin spectacle, Lord Baal Luchon engloutit le reste du liquide verdâtre avec satisfaction. Bien aise, alors qu’il lâchait un rôt sonore, le match s’interrompit pour laisser place à une courte, mais chaotique, page de publicité. Il frappa d’un poing rageur l’accoudoir de son fauteuil et s’exclama : « Par Nurgle, rendez moi mon match ! »
Cependant son attention fut captée par le jingle entrainant qui suivit : « Rillettes de Nains Plantagenêt, un goût que vous n’oublierez jamais ». Une délicieuse démonette de l’engeance de Slaanesh présentait ce qui allait valoir aux yeux du Prince Démon, bien plus que le terrible Ecrin des Maux, contenant toutes les maladies (et surtout les plus purulentes). Ceci était, des rillettes à base de jambon de Nain, préparées avec tout le légendaire savoir-faire Plantagenêt.
Sentant déjà son appétit s’éveiller, ni une, ni deux il attrapa son Chaosphone et de ses doigts boudinés composa le numéro en fin de publicité :
- Oui, allo, bonjour, service Plantagenêt, que puis-je faire pour vous ?
- Je veux des rillettes !
- Nous sommes désolés, nous ne pouvons satisfaire votre demande. Nous sommes actuellement rupture de stock. Merci de réitérer votre demande d’ici deux à trois lunes.
- Comment ? Par tous les Dieux du Chaos, j’exige mes rillettes ! Ne savez-vous donc pas qui je suis ?, rugit Lord Baal Luchon.
- Nous sommes désolés, nous ne pouvons satisfaire votre demande. Nous sommes actuellement rupture de stock. Merci de réitérer votre demande d’ici deux à trois lunes.
Puis la communication fut coupée par son interlocutrice.
- Si c’est la guerre qu’ils veulent, c’est la guerre qu’ils auront ! J’irais directement chercher mes rillettes en pays Plantagenêt !! Toi fistule purulente !!, fit-il en désignant un nurgling.
- Ouiiii, maiiiiitree, répondit-il en tremblant.
- Vas préparer mes affaires, je pars en guerre !
Ainsi Lord Baal Luchon, favori de Nurgle, se rendit dans le monde des Hommes. Il y réunit une puissante armée de guerriers du Nord et marcha sur les terres plantagenaises.

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